Quel est votre parcours ?
Mon parcours est somme toute classique. Après avoir décroché un DUT en Génie mécanique, j’ai poursuivi mes études en alternance au sein d’Alstom et obtenu une licence professionnelle, Ingénierie numérique en conception/fabrication. En 2019, j’intégrais l’équipe de le constructeur d’engin de travaux ferroviaire Novium,
Comment vous êtes-vous orienté vers le ferroviaire ?
Lors de mon DUT, j’ai effectué un stage de 6 mois au Québec au sein d’une entreprise ferroviaire. Dans le même temps mon frère était embauché à la SNCF… En discutant, j’ai découvert que le ferroviaire était un secteur intéressant. De fait, pour ma licence en alternance, j’ai contacté des entreprises ferroviaires (dont Novium) et petit à petit mon intérêt a grandi pour ce secteur d’activité. Quand j’ai eu l’opportunité d’intégrer Novium, j’étais ravi de continuer dans le ferroviaire. C’est un milieu qui est grand mais très petit à la fois, car les entreprises ne sont pas si nombreuses que ça.
Quelle a été votre évolution professionnelle au sein de Novium ?
Mon embauche fait suite à une création de poste en tant que chargé de pièces de rechange, ce qui comprend une partie négoce, devis clients et une partie de création de documents. J’ai ensuite intégré le bureau d’études. Aujourd’hui je suis chef de projet.
Sur quels projets avez-vous collaboré ?
Le plus gros projet a été le wagon nacelle négative « Marsup » destiné à la visite des ouvrages d’art. J’ai, dans un premier temps, participé à ce projet quand j’étais au bureau d’études, puis j’ai récupéré ce dernier en cours de route pour faire mon apprentissage sur la partie gestion de projet avec l’appui d’un de mes collègues qui m’a formé. Le « Marsup » est toujours d’actualité puisque nous avons deux machines à livrer.
Qu’est-ce que vous avez ressenti à ce moment-là ?
Avec tout ce que comporte un tel projet en termes de gestion et de responsabilité, sur le coup cela fait un peu peur (même si nous ne sommes pas seuls à travailler sur un projet). « Marsup » est un projet très important, mais j’aime bien ce genre de défi. Il faut savoir se lancer, car c’est toujours comme ça que l’on apprend mieux.
Quels sont les atouts pour exercer votre métier ?
Il faut avant tout être très organisé et savoir faire des choix en fonction d’une problématique donnée (délais, coûts…). L’aspect relationnel avec les collègues est également très important. En tant que chef de projet, je ne suis le chef de personne, mais c’est moi qui donne le travail. Il faut savoir demander les choses.
Si vous aviez un conseil à donner aux jeunes qui veulent se lancer ?
Le ferroviaire, un milieu qui est connu sans être connu car derrière ce mot se cachent de nombreux secteurs d’activité dont la maintenance des engins, où il y a beaucoup à apprendre, à découvrir. Quand on étudie la mécanique, ces derniers sont impressionnants à voir, à étudier. Nous avons la chance de pouvoir aller sur le terrain pour les voir en fonctionnement. Le ferroviaire ne se limite pas au rail, c’est un secteur très riche à découvrir.
Que représente l’innovation dans votre activité ?
Les engins de travaux sont des machines très complexes et qui ne sont jamais les mêmes, il faut donc aller chercher de nouvelles solutions pour répondre aux besoins. Nous apportons de l’innovation au niveau des composants et des sous-ensembles pour améliorer le travail des opérateurs. Nous sommes toujours en recherche de mieux.
Un mot pour conclure ?
Le ferroviaire est un milieu qui mérite qu’on s’y intéresse. C’est un secteur dans lequel il y a toujours quelque chose de différent à voir, dont on ne ressort peut-être pas aussi facilement. Contrairement à d’autres secteurs industriels, nous ne faisons jamais la même chose.
