À la suite de l’annonce par la SNCF de la suppression de 71 trains Intercités entre le 18 et le 22 juin en raison des fortes chaleurs, François Kalfon, député européen, adresse ce 19 juin un courrier à Jean Castex, Président-directeur général de la SNCF.
Une adaptation urgente
Pour l’élu européen, si les épisodes de chaleur extrême imposent des mesures de sécurité, la répétition de ces annulations révèle surtout l’urgence d’adapter durablement les infrastructures ferroviaires aux conséquences du changement climatique.
« Face au changement climatique, il va falloir apprendre à être plus résilients. Ce n’est pas à chaque fois à l’usager de subir », François Kalfon.
Alors que les vagues de chaleur, les inondations ou encore les incendies sont appelés à se multiplier dans les prochaines décennies, François Kalfon estime que la réponse ne peut pas reposer sur une réduction récurrente de l’offre ferroviaire. Il appelle SNCF Réseau à engager sans délai un plan massif d’investissements dans la résilience du réseau :
- modernisation des infrastructures,
- maintenance prédictive,
- surveillance renforcée,
- digitalisation,
- végétalisation des emprises
- adaptation des équipements aux nouvelles conditions climatiques.
François Kalfon alerte également sur le risque de voir les voyageurs se détourner progressivement du train.
« Sans investissement rapide dans la mobilité décarbonée, les annulations, les retards et les conditions de voyage dégradées pousseront les usagers vers la route ou l’avion, à rebours des objectifs climatiques que nous partageons. »
Pour le député européen, la transition écologique ne pourra réussir qu’à condition de garantir un service ferroviaire fiable, accessible et adapté aux défis climatiques du XXIe siècle, tout en améliorant les conditions de travail des cheminots et les conditions de voyage des usagers.
