Le forum Rail Baltica organisé le 4 mai 2026 à Madrid a réunis près de 200 experts dont les échanges ont portés sur la connectivité et la coopération européenne. A cette occasion, les participants ont envoyé un message clair : le futur budget de l’UE (2028-2034) doit sanctuariser le financement des grandes infrastructures.
Le MIE : un pilier financier indispensable
Le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) reste l’outil principal du projet. Kuldar Leis, ministre estonien de l’Infrastructure, a rappelé l’objectif de 2030. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie veulent achever la ligne principale dans les temps. Pour réussir, ces pays ont besoin de ressources financières prévisibles.
Par ailleurs, Marko Kivila, PDG de RB Rail AS, a demandé une action politique ferme. Selon lui, une enveloppe stable rassure les partenaires industriels. Le projet avance désormais concrètement sur le terrain grâce aux contrats déjà signés.
« Rail Baltica est l’un des projets d’infrastructure les plus importants d’Europe. Il relie directement la région de la mer Baltique à l’Europe centrale et méridionale et améliore la circulation des personnes et des marchandises à travers le continent. Il renforce la compétitivité économique et la sécurité de l’UE, notamment grâce à une mobilité militaire accrue sur le flanc est de l’OTAN. Par conséquent, l’achèvement de la ligne principale d’ici 2030 est un objectif commun à tous les États baltes ; un financement stable et suffisant est essentiel pour y parvenir », Kuldar Leis, ministre estonien des Infrastructures, dans son discours d’ouverture.
L’industrie espagnole soutient le corridor balte
L’Espagne joue un rôle majeur dans ce chantier européen. Son ministre des Transports, Óscar Puente Santiago, a souligné l’expertise de son pays. Les ingénieurs espagnols maîtrisent parfaitement les défis techniques liés à l’écartement des voies.
« Rail Baltica est un projet qui donne tout son sens au concept même d’intégration européenne. Il incarne, d’une part, la volonté et la nécessité d’une Union européenne plus unie, dont le rail est le fil conducteur, et d’autre part, les défis, majeurs et mineurs, rencontrés dans ce processus. Je tiens donc à apporter un soutien sans équivoque à Rail Baltica, projet européen phare », Óscar Puente Santiago , ministre espagnol des Transports et de la Mobilité durable.
En effet, de nombreuses entreprises espagnoles travaillent déjà sur Rail Baltica. Elles interviennent dans la conception des systèmes et la livraison du matériel roulant. Ce savoir-faire garantit l’interopérabilité des trains à travers tout le continent.
Rail Baltica : un levier pour la sécurité de l’Europe
Rail Baltica dépasse le simple transport de voyageurs. Le projet renforce la résilience stratégique de l’Union européenne. La mobilité militaire sur le flanc oriental de l’OTAN devient une priorité absolue.
Roderikas Žiobakas, vice-ministre lituanien, a insisté sur ce point. La coopération internationale transforme ce rail en un outil de défense face aux crises actuelles.
Des marchés publics plus exigeants
Enfin, les acteurs industriels, comme l’association MAFEX, demandent des règles de sélection précises. Les futurs appels d’offres doivent favoriser :
- L’excellence technique et l’innovation.
- Une cybersécurité renforcée.
- Des chaînes d’approvisionnement résilientes.
- Le respect des normes environnementales européennes.
Ces critères assurent une concurrence saine et une infrastructure de haute qualité.
