Vinci Construction vient de décrocher un contrat majeur au Royaume-Uni. Il concerne la future ligne à grande vitesse High Speed 2 (HS2). D’un montant total de 990 millions d’euros, ce marché porte sur la conception, la construction, les essais et la mise en service du centre de maintenance ferroviaire et du centre de contrôle opérationnel du réseau, près de Birmingham.
Attribué par HS2 Ltd, ce contrat sera réalisé par un groupement mené par Taylor Woodrow, détenue par Vinci Construction, en partenariat à parts égales avec Aureos Rail.
Un centre névralgique pour l’exploitation
Le projet comprend la construction d’un vaste centre de maintenance destiné aux trains de la future ligne HS2. Le site accueillera notamment un atelier de maintenance, une installation de lavage des rames, un bâtiment d’inspection automatique, des voies de remisage ainsi qu’une voie d’essai.
En parallèle, le groupement réalisera le centre de contrôle opérationnel qui pilotera l’ensemble du réseau HS2. Ces infrastructures joueront un rôle essentiel dans l’exploitation et la maintenance de cette nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse. Pour rappel, elle est conçue pour relier Londres à Birmingham tout en libérant des capacités sur le réseau existant pour le fret et les dessertes locales.
Un projet de régénération urbaine créateur d’emplois
Le futur complexe sera implanté sur une ancienne friche industrielle de 70 hectares à proximité de Birmingham. Au-delà de sa dimension ferroviaire, le projet constitue un levier important de régénération urbaine et de développement économique.
À terme, le site devrait générer plus d’un millier d’emplois pérennes. En outre, près de 500 personnes interviendront pendant la phase de construction. Une partie des terrains libérés accueillera également de nouveaux projets économiques ainsi que des espaces verts.
HS2, une infrastructure bas carbone
Le projet HS2 s’inscrit dans la stratégie britannique de modernisation des transports. Cette ligne à grande vitesse vise à améliorer les liaisons ferroviaires tout en favorisant une mobilité plus durable.
En renforçant les capacités du réseau, HS2 doit contribuer à réduire la congestion et à soutenir le report modal vers le rail, un mode de transport moins émetteur de carbone.
