Explication avec Gérald Aravindakshan, spécialiste Produits Matériel Portatif chez Geismar.
Fort de votre expérience au travers de la gamme Activion, quels sont les retours que vous avez sur ces engins électriques ?
Gérald Aravindakshan : Nous vivons un peu la même chose que dans le secteur automobile. Les retours de nos clients sont divers et variés. Par ailleurs leurs réactions ne nous surprennent pas spécialement. Les donneurs d’ordres ont des objectifs de décarbonation à long terme, mais sur le terrain ce n’est pas tout à fait la même chose. Chez Geismar, nous partons du principe que le choix d’une solution, qu’elle soit électrique ou thermique, dépend directement de l’adaptation du produit au chantier et au type de travail effectué. C’est pourquoi nous poursuivons la conception et la production d’équipements thermiques et électriques. Les deux ont aujourd’hui un présent et un avenir à moyen terme… Sur le long terme, les technologies peuvent beaucoup évoluer.
Vous mentionnez l’adaptation du produit au chantier. C’est-à-dire ?
G. A. : Une machine électrique qui a besoin de beaucoup d’énergie nécessitera obligatoirement un nombre de batteries élevé. De fait, ces dernières sont plus adaptées sur des chantiers où elles sont utilisées sur des temps courts, comme notre frappeur de rail monofilaire ou notre lève-rails, qui en raison de leur faible puissance ne réclament qu’une voire deux batteries pour tenir plusieurs jours de travail. À l’inverse, sur des temps d’utilisation longs (plusieurs heures) ou pour des besoins de fortes puissances (tronçonneuse de rail, tirefonneuse…), on préfèrera la solution thermique pour des raisons d’autonomie. Un équivalent électrique nécessiterait un grand nombre de batteries, ce qui nécessite de repenser la logistique pour intégrer le transport et le rechargement des batteries.
