M. Dupont : Comment intégrez-vous les différentes démarches et leurs évolutions sur les chantiers ?
A. D. : Avant de répondre à cette question, je pense qu’il faut démystifier le sujet de la sécurité en rappelant la base du sujet : on y met des experts, on y fait des plans d’action, des grands programmes, etc. Nous faisons de la sécurité pour protéger nos salariés, nos cotraitants, sous-traitants, nos partenaires, mais également pour les circulations ferroviaires… De fait, toutes les actions que nous pouvons mener partagent un dénominateur commun : s’assurer que tout le monde (usager, client, cotraitant, partenaire, salarié de l’entreprise) revienne à la maison.
Si nous disposons d’un certain nombre de grands process pour tenir cet objectif, il convient de garder à l’esprit que, de l’encadrant jusqu’à l’opérateur, chaque personne a une façon d’intégrer la sécurité qui lui est propre. Enfin, suite à de nombreux accidents, a été fait le choix d’appliquer la règle de base : la suppression du risque à la source, c’est-à-dire travailler en sécurité le plus possible sans risque industriel.
Qu’implique une suppression des risques à la source ?
Nous devons absolument diminuer la possibilité de travailler dans un environnement où réside un risque industriel. Dans le ferroviaire, le premier risque porte sur le heurt homme/machine. C’est pour ça que Damien Pallant (Directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau ndlr) souhaite absolument que l’on aille vers des dispositifs d’annonces par radio, des dispositifs d’annonces de système mobile qui font baisser ce risque de façon naturelle et méthodique.
