Infrastructures ferroviaires Portrait

Célia Mongeot, l’expérience de l’international 🪙

Par Michel Delage |

Chef de projets chez Hitachi Rail, Célia Mongeot a un parcours riche de rencontres internationales. De retour en France, elle apporte son expérience sur des systèmes de supervision avec la RATP.

Célia Mongeot, l’expérience de l’international 🪙

Quel est votre parcours ?

Célia Mongeot : mon parcours est assez classique. Après mon BAC ES, je me suis dirigée vers l’économie et la gestion à l’université de Paris Dauphine. Licence en poche, je suis partie 1 an au Brésil pour poursuivre dans le secteur de la gestion d’entreprise et y ai réalisé un stage en communication interne chez Latecoere, dans l’industrie aéronautique. De retour en France, j’ai suivi un master de gestion des organisations. Je suis de nouveau partie 1 an, mais aux États-Unis où j’ai fait un stage à la chambre de commerce franco-américaine d’Atlanta, où j’ai découvert l’importance des outils informatiques pour rendre les opérations d’une organisation plus efficaces. Je suis rentrée en France pour suivre un master spécialisé dans la gestion de projet IT en entreprise. Ce diplôme me destinait à être dans le conseil, mais j’ai préféré m’orienter sur l’industrie.

Pour quelle raison ?

J’avais besoin de quelque chose de concret et je sentais que l’industrie me permettrait de toucher de près des produits et systèmes visibles et utiles dans notre quotidien, comme je l’avais vu avec mon stage au Brésil. J’ai intégré Thales Défense en alternance en déploiement d’outils informatiques pour de la gestion électronique de documents. J’ai ensuite rejoint un département situé dans le sud de l’Allemagne à Pforzheim en tant qu’assistante du responsable R&D… Après un court passage dans le conseil, j’ai rejoint Thales Allemagne, qui cherchait une personne pour déployer un outil informatique pour la gestion des offres et des projets. Là, j’ai touché tout ce qui est financier et travaillé avec des Bid managers, des project managers, des controleurs de gestion, des responsables ingénierie… 3 ans après, il m’a été proposé de devenir « Bid Manager » dans le secteur de la défense pour un système de simulation d’hélicoptère Airbus NH90 pour l’armée allemande dans une joint-venture avec Airbus, Rheinmetall, CAE, Thales Defense. Être face au client et coordonner l’équipe pour atteindre un objectif m’a vraiment beaucoup plu. Toutefois c’est à cette période que j’ai découvert le secteur ferroviaire en échangeant avec mes collègues du Département Transport de Thales.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le ferroviaire ?

Ce secteur semblait encore plus concret que celui de la défense. Je voyais chaque jour l’application de ce que nous faisions. De fil en aiguille, j’ai postulé pour le poste toujours en Allemagne de Référente au Vice-Président des activités Grandes Lignes et ai été sélectionnée pour travailler avec lui et son équipe sur des thématiques organisationnelles internes appliquées à nos activités ferroviaires.  Là, je me suis rendu compte que le ferroviaire était mon truc. Ce poste était exigeant, mais il y avait toujours une nouveauté, une nouvelle action à gérer avec nos entités à l’étranger.