Baptisé « MARY » et lancé en mars 2026, ce chantier d’envergure permettra d’ajouter au site CAF de Reinshoffen quatre nouvelles voies d’essais d’une longueur de 500 mètres. Parmi elles, deux voies seront électrifiées et partiellement couvertes grâce à une extension de 400 m² du bâtiment existant. Une nouvelle sous-station électrique de 3 000 kVA complète l’installation afin de garantir l’alimentation des rames en cours d’évaluation.
Grâce à ces aménagements, dont la livraison est attendue d’ici la fin de l’année, CAF double sa capacité d’essais pour les trains complets et se dote de la flexibilité nécessaire pour tester des rames fonctionnant sous différentes tensions.
Ces infrastructures modernisées sont indispensables pour fluidifier la production et les essais des programmes phares actuellement assemblés à Reichshoffen :
- La nouvelle génération de trains Intercités Oxygène (pour la SNCF et la DGITM) ;
- Les rames MI20 du RER B parisien (pour le consortium RATP/SNCF) ;
- Le train léger destiné à la ville de Hanovre ;
- Le projet historique Régiolis.
« Ces nouvelles voies d’essais sont bien plus qu’une infrastructure : elles incarnent notre vision industrielle pour l’avenir de Reichshoffen. Elles nous donnent les moyens de réaliser les projets aujourd’hui, d’accueillir ceux de demain et de renforcer durablement les capacités du site. La France a un avenir ferroviaire ambitieux à construire, et CAF veut en être un acteur majeur » – Hélène Valenzuela, Directrice Générale de CAF en France.
Une dynamique de croissance soutenue et ancrée localement
Ce projet structurant a pu voir le jour grâce au soutien constant des collectivités locales, incluant la ville de Reichshoffen, la Communauté de communes du Pays de Niederbronn-les-Bains, ainsi que les municipalités de Gundershoffen et Gumbrechtshoffen.
Depuis son acquisition, le site de Reichshoffen a opéré une métamorphose profonde : en devenant multiproduits et en se dotant de capacités d’assemblage, de test et d’homologation de trains longs, son activité a doublé en l’espace de quatre ans.
Porté par son bureau d’études — qui regroupe plus de 130 ingénieurs et techniciens capables de concevoir un train de bout en bout —, le site fait face à une forte augmentation de sa charge de travail. Pour y répondre, l’entreprise a déjà intégré 150 nouveaux collaborateurs en l’espace de 15 mois et prévoit 100 embauches supplémentaires d’ici fin 2027, portant ainsi les effectifs totaux du site à près de 1 000 salariés.
