Ligne majeure du réseau TCL (Transports en Commun Lyonnais), c’est 260 000 voyageurs par jour qui empruntent la ligne A. Comprenant 14 stations et 10 km de tunnel, elle est le théâtre de travaux (exclusivement de nuit). Ceux ci visent à installer un système de communication sol/bord de dernière génération. Entrepris en 2023, ces derniers ont cédé la place au printemps 2025 à la phase d’essai. Elle devrait s’achever à la fin du premier trimestre de 2026 avec l’arrivée des nouvelles rames de métro. Ces travaux ont consisté en l’intégration et le déploiement d’un dispositif de communication sol/bord de dernière génération sur l’ensemble de la ligne. Ils ont par ailleurs été réalisés par SPIE CityNetworks, mandataire du groupement constitué avec Roiret Transport.
Assurant une transmission immédiate des images de vidéoprotection, cette solution vise à améliorer la sécurité des usagers et la régularité du service. « Avec ce dispositif, les opérateurs du poste de commande ont une vision globale au sol comme à bord, leur permettant d’assurer la sécurité des usagers. », indique Alice Houlliot, chef du service projets transport au sein de la direction opérationnelle Transports et Mobilité.
Des études spécifiques
Les équipes de SPIE CityNetworks ont déployé environ 60 bornes radio sur les 10 km de tunnel et tiré les réseaux de fibre optique (pour véhiculer l’information) et d’alimentation basse tension (BT). Ceci dans le but de faire circuler le flux vidéo entre les équipements de bord, qui équipent les rames. Mais également les infrastructures au sol, telles que les quais ou les postes de commande… « Nous avons utilisé du matériel full-mesh (Cisco) que nous avions déployé sur le réseau TCL entre 2018 et 2024 sur les lignes B et D. Chacune constituée de 36 rames de métro ainsi que sur la ligne C qui comprend 5 rames. », précise Alice Houlliot.
Si cette technologie est éprouvée, des études spécifiques ont été menées en raison des spécificités du site (inclinaison, volume, etc.). « Les spécificités d’un site imposent des études spécifiques à ce dernier. Ainsi, nous définissons le nombre d’installations d’équipements par section pour chaque ligne et je dirai même pour chaque portion de ligne. », poursuit Alice Houlliot. « Dans la première phase d’étude, le plan longitudinal nous permet de préimplanter les antennes, environ tous les 200 à 300 m en fonction des virages. Nous vérifions ensuite cette étude de couverture sur le terrain et la possibilité d’installation des antennes en fonction des contraintes. », complète David Depontailler, chef de projet chez SPIE CityNetworks, en charge des opérations métro Sytral.
