Les tâches répétitives appartiennent désormais au passé pour les équipes du nouvel entrepôt de Newrest. Implanté à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, ce site de 4 500 m² abrite 18 bras mécaniques qui s’activent en continu. Leur but ? Décharger et recharger les chariots, remplir les tiroirs de bouteilles, canettes et gobelets, destinés aux trains de la SNCF. Entièrement consacré à la préparation des services à bord, avec une précision millimétrée, cet espace incarne ce que le catering ferroviaire compte de plus abouti à l’échelle mondiale.
Quand la robotique rencontre le rail
Le groupe Newrest n’est pas un inconnu dans le paysage de la restauration en transit. Créé en 1996 à Toulouse, il s’est depuis imposé comme l’un des leaders mondiaux indépendants du secteur. En outre, il pèse 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et fédère 71 000 collaborateurs sur tous les continents. Sa croissance récente : 33 % sur le dernier exercice, clôturé en septembre 2025, témoigne d’un dynamisme que ni la complexité logistique ni la diversité des marchés n’ont entamé.
Du Chili au Qatar, des concessions aéroportuaires à la gestion de cantines pénitentiaires via sa filiale GEPSA, le groupe cultive une capacité rare à opérer dans des environnements exigeants. C’est dans cet esprit que Newrest a décidé, au terme de deux années de travaux, de transférer son activité ferroviaire parisienne depuis Charenton-le-Pont vers un nouveau site entièrement repensé. L’enveloppe engagée : 20 millions d’euros, dont 6 millions consacrés aux seuls équipements robotisés. “Un effort conséquent pour une activité qui ne représente que 11 % du chiffre d’affaires du groupe.” Indique Olivier Sadran, son PDG.
