Avec une surface boisée représentant 14 % de sa surface totale, la région Normandie fait face à une augmentation des incidents liés à la végétation aux abords des voies. En cause : les conséquences d’un changement climatique qui est, qu’on le veuille ou non, bel et bien en marche. Celles-ci se traduisent par l’apparition de très fortes tempêtes, d’épisodes pluvieux intenses… Qui accélèrent la croissance des végétaux et déstabilisent les sols ou par des périodes de canicule qui fragilisent les arbres. Autre phénomène lié à ce changement, la propagation massive d’espèces exotiques envahissantes… Autant de faits qui ont généré à SNCF Réseaux, sur le réseau ferroviaire normand, un total de 342 heures de retards pour le seul trafic voyageur.
SNCF Réseaux déploie un budget de 14 M€ pour lutter efficacement
Pour faire face à ce défi, SNCF Réseau a déployé depuis 2 ans un plan d’action inédit à hauteur de 10 M€/an. Ainsi, ils luttent contre la prolifération de la végétation basse, pouvant masquer la visibilité des signaux ferroviaires. Mais également de celle pouvant tomber sur les voies. Un plan d’action renforcé dans le cadre du contrat de plan État-Région (CPER) 2021-2027 à hauteur de 4 M€. Enveloppe qui fera l’objet d’une seconde convention pour la période 2028-2029. Pour l’année 2026, ce soutien permettra de réduire les risques d’incidents de la ligne Paris-Caen-Cherbourg par la remise à niveau de la végétation et la mise en place de bâches entre Evreux et Caen, afin de limiter la prolifération d’espèces envahissantes. Deux autres actions seront menées pour éviter les risques de collisions avec la faune (sanglier, chevreuil).
