SNCF Réseau Hauts-de-France a présenté, le 5 novembre, les grands chantiers qui rythmeront l’année 2026. À la clé : plus de 516 millions d’euros d’investissements pour moderniser, régénérer et fiabiliser le réseau ferroviaire régional.
Une performance en hausse, un trafic plus dense
Avec un taux de régularité de 89,7 %, la région affiche de bons résultats, malgré une hausse du trafic de 1,17 %. Cette amélioration souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour consolider un réseau toujours plus sollicité.
« La Région, l’État et la SNCF investissent chaque jour pour moderniser le réseau ferré », rappelle Christophe Coulon, vice-président de la Région en charge des mobilités. Il insiste sur l’importance de l’entretien quotidien et sur l’effort régional de 150 M€ versés chaque année pour les droits de péage, essentiels à la maintenance.
Des chantiers structurants DE LA SNCF sur tout le territoire
Sur les 516 M€ prévus pour 2026, 346 M€ vont être dediés à la régénération des voies et caténaires, et 170 M€ à la maintenance courante.
La société secteur Réseau annonce notamment six grands chantiers :
- Amiens–Boulogne-sur-Mer : remplacement des rails entre Abbeville et Conchil-le-Temple ;
- Paris–Laon : renouvellement des voies entre Mitry-Mory et Crépy-en-Valois ;
- Lille–Hirson : remplacement des voies et caténaires entre Avesnelles, Aulnoye-Aymeries, Le Quesnoy et Orchies ;
- Lille–Amiens–Paris : modernisation des caténaires entre Achiet, Arras, Villiers-le-Bel et Creil.
La LGV Nord n’est pas en reste : la campagne de remplacement des 64 appareils de voie historiques se poursuit. Avec 7 unités programmées pour 2026.
Moderniser sans bloquer Pour ASSURER LES VOYAGEURS DE LA SNCF
En parallèle, trois chantiers majeurs continuent d’avancer :
- La liaison Roissy-Picardie, à 90 % achevée pour sa partie génie civil ;
- La régénération de la ligne Laon-Hirson, désormais concentrée sur la section nord ;
- La ligne Beauvais–Abancourt–Le Tréport, où trois nouveaux ponts seront remplacés en 2026.
« Le réseau bouge, se transforme, mais notre ambition reste la même : améliorer durablement la fiabilité tout en préservant la mobilité du quotidien », souligne Marie-Céline Masson, directrice territoriale Réseau Hauts-de-France.
Les travaux seront pour la plupart programmés de nuit, le week-end ou pendant les vacances scolaires, afin de réduire l’impact sur les trajets domicile-travail.
Cette stratégie illustre la méthode adoptée : industrialiser, anticiper, dialoguer. Un triptyque qui doit permettre de conjuguer performance technique, maîtrise des coûts et respect des usagers.
Au total, c’est plus d’un demi-milliard d’euros qu’investissent les autorités pour que le réseau des Hauts-de-France reste un pilier de la mobilité régionale. Un engagement fort, tourné vers une même ambition : donner envie du train. Tout cela au service d’une mobilité plus fluide, plus fiable et plus durable.
