Le 22 octobre 2025, le Parlement a validé la nomination de Jean Castex à la tête du groupe SNCF, ouvrant un nouveau chapitre pour l’entreprise ferroviaire nationale. L’ex-Premier ministre et actuel PDG de la RATP succède à Jean-Pierre Farandou, à un moment charnière marqué par de nombreux défis pour le transport ferroviaire français.
Une nomination validée par le Parlement
La proposition, portée par Emmanuel Macron fin septembre, a recueilli 60 voix favorables sur 83 votants au sein des commissions du Développement durable de l’Assemblée nationale et du Sénat. Faute d’avoir atteint la majorité des trois cinquièmes contre elle, la nomination est donc validée.
Cette arrivée à la tête de la SNCF symbolise une nouvelle étape pour le groupe. Il est en effet confronté à plusieurs enjeux majeurs : ouverture à la concurrence, modernisation du réseau, hausse de la demande en mobilité ferroviaire et relance du fret.
Moderniser un réseau vieillissant
Lors de son audition, Jean Castex a insisté sur la nécessité d’investir massivement dans le réseau ferroviaire. Il a rappelé que le financement de l’infrastructure était « la mère des batailles ».
Le futur PDG souhaite accélérer la modernisation et la résilience du réseau, notamment face au changement climatique. Il appelle à renforcer les moyens pour assurer la pérennité des infrastructures et atteindre les objectifs de décarbonation fixés par la stratégie nationale.
La commission du Développement durable a indiqué qu’elle suivrait de près la stratégie issue de la conférence Ambition France Transports, considérée comme essentielle pour préparer le futur du rail français.
Répondre à la forte demande ferroviaire
Le nouveau dirigeant devra aussi accompagner la montée en puissance du train dans les habitudes de déplacement. Depuis la crise sanitaire, la demande explose, mais l’offre peine à suivre. Jean Castex s’inquiète de la diminution du parc de matériel roulant et souhaite inverser la tendance.
Autre priorité : la relance du fret ferroviaire. Le plan Ulysse Fret, visant à doubler la part modale du rail dans le transport de marchandises, sera central dans cette stratégie. L’objectif est clair : décarboner le secteur logistique et renforcer la place du rail dans la compétitivité nationale.
Une ambition au service des territoires
Jean Castex a rappelé que la SNCF est avant tout une entreprise des territoires. Il souhaite maintenir une offre ferroviaire de qualité, y compris dans les zones rurales et enclavées.
La commission a enfin appelé le gouvernement à présenter rapidement le projet de loi-cadre Ambition France Transports, afin de consolider les grandes orientations de cette nouvelle gouvernance.
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