Le 10 novembre, l’université française d’Égypte (UFE), ETF (groupe VINCI Construction) et Sandra Hatem, étudiante en deuxième année de Systèmes d’information d’entreprise, ont signé le premier contrat tripartite d’apprentissage d’Égypte.
Inédit en Égypte, la signature du premier contrat tripartite d’apprentissage s’est déroulée sur le campus universitaire d’El Shorouk, en présence de Mohamed Rochdi, président de l’UFE, de Fabrice Guégan, PDG d’ETF, de Selim Mzah, directeur Moyen-Orient et Afrique d’ETF, de Marianne George, directrice générale de MG World, d’Ehab Barssoum, fondateur et directeur du Career Center de l’UFE, et de Sandra Hatem, étudiante en deuxième année de Systèmes d’information d’entreprise. Au-delà de la signature, ce dispositif représente une avancée majeure dans la mise en place de la formation en alternance en renforçant la collaboration entre le monde académique et le secteur industriel afin de promouvoir l’employabilité des jeunes et l’innovation.
Un dispositif à développer
Pour Sandra Hatem, ce contrat lui permet de bénéficier d’une dispense de l’université lui permettant de rejoindre les équipes d’ETF une à deux fois par semaine. En créant un lien entre l’enseignement supérieur et les industriels, l’UFE affiche l’ambition de développer ce modèle sur le territoire égyptien en se basant sur l’expérience de la France. « À travers cette initiative, l’UFE réaffirme sa volonté de placer l’étudiant au cœur du développement économique et de faire du partenariat université-industrie un levier stratégique pour l’avenir de l’Égypte (…) L’étudiant qui bénéficie de ce type de programme aura davantage d’opportunités d’emploi stable que celui qui reste purement académique (…). Nous voulons offrir cette opportunité au plus grand nombre d’étudiants en important des programmes similaires à ceux existants en France », a déclaré le professeur Mohamed Rochdi. De son côté, Fabrice Guégan a déclaré : « La signature de ce premier contrat tripartite d’apprentissage est un signal fort pour la coopération franco-égyptienne dans la formation et l’emploi (…) Cet accord marque le début d’une collaboration longue et prometteuse entre ETF et l’UFE. Ensemble, nous investissons dans de jeunes talents qui façonneront l’avenir des infrastructures et de l’innovation à travers le monde. » Fabrice Guégan a également rappelé que ETF accueille près d’une centaine d’étudiants par an, en France mais aussi dans le monde. Une dynamique en faveur de l’emploi, que l’entreprise compte déployer en Égypte.
Cet accord marque le début d’une collaboration longue et prometteuse entre ETF et l’UFE. Ensemble, nous investissons dans de jeunes talents qui façonneront l’avenir des infrastructures et de l’innovation à travers le monde – Fabrice Guégan
Des programmes à structurer
Un déploiement qui nécessite, comme l’a précisé Ehab Barssoum, un soutien institutionnel plus structuré pour généraliser ce type de programme. « Si nous faisons tout notre possible pour aider les étudiants à trouver un bon emploi. Nous avons besoin d’une coopération légale de l’État, notamment d’un fonds pour financer ces programmes et d’une solution pour les assurances, car il est interdit d’assurer une personne de moins de 20 ans. Il faut lever ces obstacles et légiférer sur ce processus. » Une approche partagée par Marianne Georges qui appelle à une refonte des programmes universitaires pour mieux répondre aux attentes du marché. « Combler l’écart entre le campus et le marché du travail n’est pas un rêve, c’est une stratégie », conclut cette dernière.
À travers cette initiative, l’UFE réaffirme sa volonté de placer l’étudiant au cœur du développement économique et de faire du partenariat université-industrie un levier stratégique pour l’avenir de l’Égypte – Mohamed Rochdi
